Préjugés

C’est devenu une habitude, tant nous avons grandit avec cette mentalité.

La traduction de la méfiance ou du sixième sens pour justifier notre comportement, notre acharnement envers les uns, notre jugement envers les autres.

Ainsi, nos yeux parlent plus que nos mots, notre attitude ne laisse aucune chance à l’autre de s’exprimer, d’appendre à le connaître. Ce que l’on vois nous poussent aujourd’hui à définir une personne, à la mettre dans une case, lui donnant un adjectif plus ou moins désagréable.

Il est devenu normal de porter un jugement avant d’avoir toutes les données nécessaires. Nous sommes devenu des abonnés de jugement prématuré, un forfait illimité faisant de nous des portes paroles des préjugés.

« Tu vois cette fille-là, vu la taille de sa fente, c’est une fille facile. Elle ne porte que du luxe, c’est sûrement une escorte. Alors fonce, mais ne l’épouse pas. »

À force d’entendre certaines choses, nous finissons par devenir ces choses que nous n’avons jamais voulu être.

Sans le vouloir pleinement, nous risquons de donner vie à ces préjugés.

Avec le temps et l’inconscience, nous finissons par imprimer ces mots, et malheureusement, dans certains cas, on fini par devenir ce que les gens disent de nous.

Les préjugés font plus de mal qu’on ne le pense, cela peut détruire un Homme, le changer à tout jamais.

Beaucoup ont eu le cœur endurci parce qu’ils ont été victimes de préjugés.

Les préjugés peuvent nous faire passer à côté de la vérité, à côté d’un bonheur qui nous était réservé.

Nous ignorons trop souvent ce que nos mots peuvent engendrer envers notre prochain.

J’entendais tellement que j’étais un homme à femmes, sans savoir ce que cela voulais dire. À chaque fois, on me le répétait, on me le rabâchait, on me suspectait sans preuves de tromperie que j’étais un coureur de jupons, aux multiples relations. J’avais beau lutter, me défendre, c’était avec un sourire narquois que j’étais déjà jugé.

Alors, j’ai fini par devenir ce que je n’ai jamais voulu être, un beau parleur sans cœur, aux multiples relations. Polygame des temps modernes, parce qu’au fond, je le valais bien. De toutes façons, c’était ce que tout le monde pensait.

En effet, j’ai fini par donner vie à ce que les gens disaient de moi, j’ai fini par penser que c’était peut-être ma nature.

Sans caractère, je suis devenu ce vulgaire préjugé.

La vérité n’est pas toujours ce que les gens disent ou pensent de vous. C’est malheureusement cette mentalité qui nous repousse les uns des autres. Chacun est convaincu par sa propre vérité, sans aucun besoin d’apprendre à connaître avant de juger.

Dire « Je le connais », est différent de « je l’ai connu », car entre temps, les choses ont certainement changées. Sauf que la méchanceté de l’homme ne changera jamais.

L’Homme est convaincu que l’Homme ne changera jamais, c’est pourquoi les préjugés existent et existeront toujours.

Apprenez à vraiment connaître les gens et pas simplement au travers de ce que les gens disent. Par ailleurs, même si vous connaissez une personne, vous n’êtes pas obligé de vous exprimer si ce n’est pas pour en dire du bien. Apprenez à vous faire votre propre opinion. Ne vous laissez pas convaincre que le bénéfice du doute est en voie de disparition, changeons de mentalité.

Enfin, ayez du caractère pour ne pas donner vie à ce que vous n’êtes pas, ayez ce caractère pour donner vie à ce que vous êtes véritablement.

Vous êtes la seule et unique personne que vous devez être.

Bena Kasaï

Auteur-Écrivain

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